samedi 27 juin 2009
Ciao Captain Eo…
Ça alors, un nouvel article ! Un an sans donner de nouvelles, sans avoir raconté la suite de l'aventure floridienne ou remonté en surface quelques vieilles anecdotes “disneyennes”... Mais que s'est-il passé depuis ? Et bien, ma carrière professionnelle a connu une certaine ascension avec une charge de travail qui m'a fait mettre de côté l'écriture de ce blog. Sans oublier que cela fera bientôt déjà onze ans que j'ai quitté la souris aux grandes oreilles ! Les souvenirs commencent à remonter bien loin...
Toutefois, ce qui m'a poussé à reprendre la plume c'est la disparition de Michael Jackson qui n'a laissé quasiment personne indifférent, surtout lorsque l'on a tous grandi au rythme de sa musique.
Au sommet de sa gloire dans les années quatre-vingts, il était également l'une des vedettes des parcs Disney au travers d'une attraction où il était le héros principal. Cette attraction, c'était Captain Eo, film en 3D conçu en 1986, dirigé par Francis Ford Coppola et produit par George Lucas. Installée à Epcot, Disneyland, Tokyo Disneyland et bien sûr Disneyland Paris, l'attraction était révolutionnaire pour une époque où la technologie numérique était encore inexistante.
Deux titres majeurs de l'artiste pouvaient être entendus dans ce space opera d'une quinzaine de minutes : “We are here to change the world” et “Another part of me”. L'inconvénient des attractions de type cinématographique, c'est leur rapide obsolescence. Le film devenant inexorablement vieillissant et daté, l'attraction fut fermée quelques années plus tard dans chacun des parcs. À Paris, le clap de fin retentit en 1998 pour céder la place un an plus tard à Chérie, j'ai rétréci le public.
Michael Jackson est, vous le savez, un grand fan des parcs d'attraction, au point qu'il construisit son propre mini-parc sur sa propriété ! Il adorait notamment Disneyland et en particulier Disneyland Paris. Bien que je n'ai travaillé trois ans chez Disney, je serais bien incapable de compter précisément le nombre de ses visites tellement on avait l'impression qu'il en était un résident permanent !
Cela dit, le voir ou l'apercevoir était beaucoup plus rare. Très généralement, le management, lors du briefing matinal nous prévenait que Michael était à l'hôtel Disneyland. Au début, on est toujours très excité, mais la rengaine a vite transformé cette information en banalité blasée !
Ses visites pouvaient être ostensibles ou discrètes. Lorsqu'il avait besoin de se faire voir, il visitait le parc en journée, toujours accompagné de son groupe ou d'une ribambelle de gamins, sans oublier la demi-douzaine de gardes du corps et les cadres de direction de Disney !
Lorsqu'il faisait les attractions, il fallait laisser vides les navettes précédentes et suivantes. Ainsi par exemple, lorsqu'il voulait embarquer à bord des bateaux de It's a small world, le public était temporairement bloqué et l'on faisait partir quelques bateaux sans voyageurs avant et après le sien pour éviter toute proximité avec le public pour assurer la sécurité et la quiétude de la vedette, de ses invités et de son staff.
En revanche, quand il voulait être tranquille, c'était de nuit qu'il participait aux attractions. Les équipes de la maintenance et les quelques volontaires qui avaient accepté de faire des heures supplémentaires prenaient la relève pour accueillir cet hôte si particulier et faire fonctionner les attractions.
Il faut dire que sa popularité déchaînait les hystéries. Le comportement des fans est parfois hallucinant ! Il fallait les voir guetter une apparition à la fenêtre de sa suite... En tout cas, il drainait toujours une foule impressionnante. Lorsque le personnage du Captain Eo apparaissait à l'écran, il n'était pas rare d'entendre le public faire des “ah” et des “oh” tout en l'applaudissant !
Ses visites furent ensuite plus rares lorsqu'il eut ses ennuis de santé et ses démêlés avec la justice américaine.
Michael Jackson aura marqué toute notre génération. Il aura également marqué l'histoire des parcs Disney en prêtant son talent afin d'enchanter petits et grands.
Ciao l'ami. Les cast members redoutaient parfois ta venue, mais on t'aimait bien !
PS : je ne garantis pas que d'autres articles suivront pour réactiver ce blog, mais j'en étudie la possibilité...
dimanche 16 avril 2006
Et mon sac, je le mets où ?
Si vous voulez énerver les cast members d'attractions de type Space Mountain ou Indiana Jones, c'est très facile !
Tout d'abord venez avec un sac à dos. Peu importe ce qu'il contient, l'essentiel c'est d'en avoir un. Au moment de monter dans la navette, prenez tout votre temps pour vous installer en enlevant votre sac avant de vous asseoir. Évidemment, ne baissez pas tout de suite votre harnais de sécurité car vous n'avez pas encore sécurisé votre sac. Passez alors les jambes entre les bandoulières —ne sait-on jamais, le sac pourrait être éjecté— et surtout, continuez à prendre votre temps. Enfin baissez votre harnais de sécurité et voilà vous êtes prêts au départ !
Sauf qu'en fait vous venez de faire perdre du temps à tout le monde en brisant le rythme effréné d'attractions à fort débit. Ne vous étonnez donc pas qu'un cast member soit un peu pressant… Il vous baissera d'autorité votre harnais de sécurité pour pouvoir lancer le départ de votre train.
Si l'on comprend bien la crainte des visiteurs qui ont peur de perdre leurs affaires, cette inquiétude n'est cependant pas fondée ! En effet, grâce à la force centrifuge, tout est relativement bien plaqué au sol. La seule chose à faire est de mettre simplement son sac sous ses genoux : inutile de l'attacher avec un nœud marin ! En revanche, les objets tels que les casquettes peuvent en effet s'envoler. La force centrifuge n'y est pour rien : cette fois c'est votre déplacement dans l'air qui décoiffe.
Parfois, certains visiteurs préféraient laisser leurs sacs sur le quai. Ce qui est bien entendu interdit, car les cast members ne peuvent endosser la responsabilité d'objets laissés par les clients. Dans un tel cas, les cast members se précipitent pour récupérer et rendre le sac à leurs propriétaires avant le départ.
Je me souviens d'une fois, à Indiana Jones où une jeune fille tenta de ruser et jeta son sac sur le quai au moment où le train quitta la gare ! Tel un joueur de rugby souhaitant récupérer le ballon, j'ai plongé sur l'objet du délit, puis tel un joueur de basket prêt à marquer un point, j'ai lancé le sac vers le train qui était déjà quasiment sorti de la gare… Et là, panier ! Le sac est retombé directement sur les genoux du fautif.
Un panier qui me valut trois secondes de gloire grâce aux applaudissements nourris de mes collègues et aussi des autres visiteurs !
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> Si vous ne voulez pas exaspérer un cast member
> Si vous ne voulez toujours pas exaspérer un cast member
mardi 28 mars 2006
Petits malaises et bobos
Ne pas se sentir bien, se blesser par inadvertance, trébucher dans un escalier, tomber dans les pommes… Autant de petits tracas de la vie quotidienne qui peuvent arriver à n'importe qui et n'importe où, même dans un royaume enchanté !
Bien entendu, Disney est bien organisé pour parer à ces petits bobos et prodiguer tous les soins nécessaires grâce à un service de première assistance. Comme dans la vraie vie, il suffisait à un cast member de composer le 15 ou le 18 pour appeler les services en question, à la différence près qu'on n'obtenait pas le Samu ou le centre de secours "civil" le plus proche.
En fait Disney dispose de sa propre infirmerie et de sa propre caserne de pompiers. La plupart des sapeurs Disney sont également volontaires dans les centres de secours classiques. Les appels arrivaient donc à leurs services pour une première assistance. Et toujours comme dans la vraie vie, les pompiers arrivaient à la vitesse de l'éclair aussitôt l'appel lancé. Les équipes de l'infirmerie, en revanche, n'étaient pas toujours les premières arrivées. D'ailleurs on composait plus souvent le 18 quand c'était justifié.
Les malaises les plus fréquents étaient ceux de type transport. En effet, Indiana Jones, Space Mountain… sont des attractions qui secouent ! Ce n'est pas pour rien qu'elles sont déconseillées aux personnes sujettes à ce type de maux.
Lors des chaudes périodes estivales, l'insolation était également chose fréquente. Aussi, quand on vous dit qu'il faut garder un t-shirt, ce n'est pas seulement pour une question de décence, mais aussi pour vous protéger du soleil !
samedi 18 mars 2006
Stars à la pelle
Dans de précédents billets, je vous racontais quelques histoires amusantes qui ont pu m'arriver avec certaines célébrités plus ou moins connues. Tant que l'anecdote ne relevait pas du domaine public, les noms ne pouvaient pas être cités par respect pour la vie privée.
Cela dit, et je sais que vous êtes curieux, vous vous demandez sans doute qui j'ai pu rencontrer ou apercevoir durant ces trois années chez Disney. Voici une liste non exhaustive (ma mémoire peut me faire défaut) de ces personnalités : Michael Jackson, Sydney Poitier, Gérard Depardieu, Nagui, Laurent Gerra, Virginie Lemoine, Jean-Luc Delarue, Alexandre Devoise, Lenny Kravitz, Martin Lamotte, Julien Clerc, Philippe Vecchi, Alain Chabat, Sophie Davant, Alexandre Debanne, Mimie Mathy… et plein d'autres ! Si cela me revient, je complèterai bien entendu cette liste.
D'une façon générale, les personnalités étaient accompagnées par un guide VIP détaché des relations visiteurs et bénéficiaient d'un passage privilégié aux attractions les plus populaires. Si tout se passait en général pour le mieux, l'attitude de certains guides en revanche pouvait particulièrement énerver les cast members des attractions. En effet, être accompagné de personnes importantes ne justifiait pas le manque de courtoisie.
Ce qui nous agaçait vraiment, c'étaient les guides qui arrivaient directement et "commandaient" des places pour leurs hôtes sans prendre la peine de saluer auparavant ses collègues et en adoptant une attitude méprisante de type "oh, vous avez vu, je suis avec une star".
Pour nous "venger" amicalement, nous ne les faisions pas monter de suite, mais attendions que deux ou trois navettes soient parties en prétextant qu'elles n'étaient composées que de groupes ne pouvant pas être séparés.
vendredi 30 décembre 2005
Au-delà des clichés
"Pourquoi attendre chaque année la fin du mois de juin pour aller à la gay pride ? Au parc Disneyland, c'était tous les jours à 15 heures !" Cette blague de potiche, concernant la grande parade était monnaie courante parmi les cast members de Disney et l'est sans doute toujours. Est-ce le monde du spectacle et les clichés qui vont avec ? Dans l'absolu, ce n'était rien de bien méchant, les gens de la parade faisant eux-mêmes cette blague entre eux, y compris les gays !
Donc pour résumer, il y avait les hétéros d'un côté et les homos tous à la parade ! La réalité est quand même plus nuancée. Disney est une entreprise aussi bien hétéro que gay friendly. Demandez à n'importe quel cast member : aucun corps de métier ne peut prétendre avoir l'exclusivité de la présumée hétérosexualité ou homosexualité de ses membres ! Qui que vous soyez, vous aviez vos chances partout si vous recherchiez votre partenaire d'une nuit ou pour la vie !
Savoir quelle était exactement la proportion entre les uns et les autres cela restait de toute façon difficile à estimer car il n'existe pas de statistique sérieuse à ce sujet. Et heureusement d'ailleurs ! Car franchement, on s'en moque un peu. Tous les employés viennent d'horizons différents, avec des bagages différents et n'ont de seul point commun que le fait de travailler dans une même entreprise. Chacun avec ses différences et convergences. Pour le reste, c'était simplement une affaire d'alchimie.
Et pour avoir les derniers potins concernant les histoires de cœur ou de fesses des uns et des autres, il suffisait d'écouter les conversations en salle de pause ou au restaurant d'entreprise. Très vite, certains cast members avaient vite mérité leur réputation de séducteur ou séductrice. On avait vraiment l'impression de suivre les sagas d'une série télévisée ! Bref, de vraies conversations de bureau !
Mais, c'est également quand on écoute des conversations concernant ces sujets que l'on est parfois déçu par les comportements de certains. Pourtant, quand on est jeune, on se dit que l'on pense un peu tous de la même façon, l'esprit ouvert sur le monde et aux autres… Et bien non, j'ai entendu des conversations peu gratifiantes de la part de cast members parlant des autres en se moquant de leurs "différences" (origine, physique, sexualité, etc.). Fort heureusement, ils n'étaient pas nombreux mais cela était parfois révélateur de l'état d'esprit de ces individus.
Mis à part cela, le caractère ouvert et international des employés Disney n'était pas à démontrer. Baigner dans une ambiance ou plus de cent nationalités se croisent tous les jours reste une expérience extraordinaire.
Précédents articles relatés
> Vive l'été !
> Sex in the city
> Si vous ne voulez pas exaspérer un cast member
mercredi 28 décembre 2005
Dur hiver
Je ne vous apprends rien les hivers peuvent être difficiles ! Pour les cast members travaillant essentiellement en extérieur, les conditions de travail chez Disney pouvaient être particulièrement rudes pendant les périodes hivernales.
Aujourd'hui, quand vous allez dans les parcs Disney, vous trouvez normal que les cast members situés à l'entrée des attractions soient à l'abri, dans une petite cabane couverte et chauffée. Il faut savoir que cela n'a pas toujours été le cas ! En effet, avant 1996, de tels abris n'existaient pas. Les employés étaient exposés contre vents et marées aux caprices de la météo. Ce n'était donc pas toujours facile de faire le chef de train par moins cinq degrés Celsius ! Les costumes d'hiver avaient beau être étudiés pour être confortables et bien isolants, avoir une position à l'extérieur n'était vraiment pas une situation idyllique !
Chez Disney, les postes aux attractions fonctionnent par rotation. Ce qui signifie que l'on occupe successivement un poste différent à chaque relève, et l'on partait en pause en fin de boucle. Une rotation pouvait comprendre selon les attractions de trois à six (voire plus) de positions. Les effectifs sont normalement calculés pour qu'il y ait suffisamment de cast members pour faire "tourner" la rotation. Quand tout allait bien, une rotation pouvait durer seulement trente minutes, mais en général, cela relevait plutôt de l'heure, voire beaucoup plus.
En hiver, les tensions entre cast members pouvaient parfois être portées à leur paroxysme. La relève étant la chose la plus attendue, si la personne en pause tardait à reprendre la rotation, cela pouvait causer quelques mécontentements à ceux qui étaient en poste !
mardi 27 décembre 2005
D’une cantine à l’autre
L'un des moments les plus agréables de la journée était l'heure de la pause repas, même si celle-ci n'était pas très longue. Officiellement, c'était quarante-cinq minutes, mais en fonction de l'effectif, nous arrivions parfois à prendre une heure. Bref, le déjeuner au self, c'était l'occasion de se ressourcer, de croiser des collègues d'autres secteurs, de raconter nos déboires avec les visiteurs, se moquer des managers, critiquer Disney, parler people, raconter qui a couché avec qui, etc. Bref tout ce que l'on fait entre collègues dans une société quelconque !
Mais la cantine, c'était également un lieu unique où tous les employés avec des costumes tous différents se croisaient. Dans le parc c'était chose impossible, pour respecter les thèmes de chaque secteur et éviter des conflits (un pirate devant Space Mountain par exemple, ça ne le fait pas…). Ce formidable patchwork était finalement un divertissement sans fin, auquel on s'habituait vite, mais qui avec le recul avait quelque chose de vraiment surréaliste ! En effet, à quel autre endroit pouvait-on croiser un cow-boy, un pirate, un chef de gare, un ranger de l'espace ?
Quant à la qualité de la nourriture dans l'assiette, c'était une autre histoire. Mais bon, c'est le lot de beaucoup de restaurants d'entreprises. La réaction courante est toujours de critiquer ce qui est proposé, alors que dans l'absolu, c'est correct, avec des pointes entre le parfois pas très bon et le parfois pas trop mal.
Jusqu'en 1997, c'était Sodexho qui avait la gestion des restaurants de Disney. La société fut ensuite remplacée par Eurest qui, pour marquer le coup, avait fait une semaine grandiose pour fêter son arrivée et annoncer que ce sera de toute façon mieux que le prédécesseur. Bref, une fois le faste et les promesses passés, la nourriture servie est vite revenue à des choses plus conventionnelles !
dimanche 20 novembre 2005
Stars en visite
Le lancement d'une nouvelle attraction, d'un nouveau spectacle, d'une nouvelle saison sont autant d'occasions pour Disney de faire parler de ses parcs. Mais pour faire venir la presse et les caméras, rien ne vaut la présence de quelques célébrités pour faire de chacun de ces événements un moment “people”.
En dehors de ces instants furtifs mais ô combien symboliques, de nombreuses stars viennent aussi de leur plein gré chez Disney, simplement pour le plaisir de visiter le parc en famille ou entre amis, sans la ribambelle de journalistes qui va d'ordinaire avec.
Lorsque l'on travaille à Disney, croiser des stars françaises et internationales impressionne toujours au début, mais on s'en lasse très rapidement : cela en devenait tellement banal !
Mais ce qui était intéressant, c'était de voir quelles stars avaient davantage le melon que d'autres. Lorsqu'elles entraient dans les attractions, accompagnées de leur guide VIP, le ton était en général vite donné. Il y avait celles qui vous ignoraient le plus simplement du monde et où chaque employé était censé être à leur botte et céder à tous leurs caprices. Et enfin il y avait celles qui avaient un minimum de relationnel et qui avaient toujours au moins un petit mot gentil très simple comme “bonjour” ou “merci”.
Dans tous les cas, ces différentes rencontres avec des personnes plus ou moins illustres sont riches d'enseignement. Elles vous apprennent à prendre du recul et à ne pas trop idéaliser ses idoles et à ne pas faire de jugement a priori.
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> Stars : du rêve à la désillusion
mercredi 5 octobre 2005
Combien êtes-vous… la suite de la suite !
Parfois, il manque juste deux personnes pour remplir un train à pleine capacité. La prochaine fois que vous vous rendrez au parc, prêtez une oreille attentive et écoutez : vous verrez qu'il n'est pas rare d'entendre des cast members lancer à l'assistance un “y-a-t-il deux personnes ?”. Dans cette situation, ledit cast member associe d'ailleurs le geste à la parole et tend son index et son majeur pour signifier visuellement qu'il recherche désespérément et simplement deux personnes pour compléter et faire partir son train.
Si en général il va les trouver sans peine, ce n'est hélas pas toujours le cas… Quand il demande aux visiteurs suivants combien ils sont, il obtiendra parfois des réponses évasives, voire des hochements de tête signifiant une incompréhension totale de la question. Dans ce cas, un cast member bien constitué renouvelle alors l'exercice en utilisant un autre idiome : “How many are you?”, “¿ Cuántas personas ?”, etc.
Si après avoir épuisé tous les dialectes qu'il maîtrise et que les résultats restent infructueux, il passe alors au groupe suivant pour tenter de trouver les fameuses deux personnes manquantes. Mais comme une mauvaise série n'arrive jamais seule, la recherche ne s'avére pas plus fructueuse. Par dépit et comme le temps fait défaut, le train est donc envoyé sans les maillons manquants si les procédures le permettent.
Mais là où le cast member va être agacé, c'est lorsqu'il reprend le cour normal des choses en s'adressant au premier groupe qui ne lui avait donné aucune réponse concluante :
— Combien êtes-vous ?
— Deux.
— Vous comprenez donc le français !
Agaçant vous avez dit ?…
dimanche 2 octobre 2005
Combien êtes-vous… la suite !
Lorsque vous êtes pris dans la routine et que vous devez coûte que coûte remplir au mieux vos différentes navettes, vous acquérez rapidement des automatismes. Les échanges avec les visiteurs faisaient parfois l'économie de phrases complètes.
La forme interrogative classique de la fameuse question “combien êtes-vous ?” se perdait d'ailleurs fréquemment devenant “vous êtes combien ?”. Par facilité, cette question devenait simplement “vous êtes ?”, un peu comme si l'on présupposait à tort que les visiteurs savaient déjà de quoi relevait la question !
Mais en règle générale, les visiteurs, qui n'en étaient pas à leur première attraction, répondaient de façon plutôt adéquate en indiquant le nombre de personnes composant leur groupe. D'autres en revanche répondaient, soit à côté de la plaque de façon bien involontaire, soit pas du tout à la question posée !
Morceaux choisis :
— Vous êtes ?
— Ensemble.
— Français.
— Quoi ?
— What? [Cela marche aussi quelle que soit la langue]
— On peut aller devant ?
— Pressés.
— … [silence d'incompréhension de la question]