CAST REMEMBER • Souvenirs d’un ancien “cast member”

Insolites ou inattendues, mais toujours drôles et parfois émouvantes, un carnet d'anecdotes sur la vie chez Disney

mardi 15 juillet 2008

Cap sur la Floride ! — Partie 1 : impressions générales

Ainsi que je vous l'avais promis il y a pratiquement un trimestre, voici enfin le premier article d'une série qui sera entièrement consacrée au resort Disney de Floride ! Ce premier billet s'attachera sur les impressions générales du domaine, avant un passage en revue plus détaillé par thème (les cast members locaux, la restauration, la tenue et l'entretien des parcs, les parcs bien sûrs, etc.).

Bien entendu, l'idée n'est surtout pas de vous faire une visite guidée de ce gigantesque complexe de loisirs, ni de vous faire un descriptif exhaustif de toutes les attractions. De nombreux sites et autres blogs s'en chargeront parfaitement ! Il s'agit plutôt de vous faire part d'un compte-rendu de voyage, à travers le regard critique d'un ex-cast member, accompagné d'actuels cast members du parc français !

Walt Disney WorldSi les parcs Disney de Californie et du Japon n'ont plus de secrets pour moi, il me restait encore les parcs de Floride à conquérir. Je n'avais jamais eu l'occasion d'y séjourner et il faut dire que cette partie des États-Unis ne m'intéressaient pas particulièrement.

Lorsqu'un de mes amis, cast member à Disneyland Paris, m'a proposé de participer à un voyage qu'il organisait avec deux autres amis (également cast members du resort français), j'ai immédiatement dit oui ! Grâce à leurs statuts d'employés Disney, nous bénéficions de tarifs préférentiels dans les hôtels de Walt Disney World ainsi que de l'admission exonérée dans les quatre parcs à thèmes. Difficile de résister à une telle offre ! Et c'était surtout l'occasion de mettre enfin un pied dans ce temple des excès voué aux loisirs et au culte de la souris aux grandes oreilles.

Alors, que retenir de ce séjour, avant d'entrer dans les détails sur les prochains billets de ce blog ?

D'une façon générale, nous avons tous passé un excellent séjour. Lorsque l'on flirte fin mars avec les 30 degrés et que le soleil était au rendez-vous pratiquement tous les jours, on ne pouvait décidément pas rêver mieux. Mais même si le séjour fût des plus agréables, il n'en demeure pas moins que certaines mésaventures tout bonnement indignes de Disney n'ont pas manqué de noircir le tableau…

Si l'organisation et la logistique était souvent exemplaires, certains points mériteraient de sensibles améliorations comme les conditions de transport dans ce vaste domaine ou la considération des clients lorsqu'un incident technique majeur survient en affectant des milliers de visiteurs.

Du côté du staff, on sentait un laisser-aller flagrant chez certains : accueil réduit au service minimum, aucun effort de recherche de solutions à des problèmes, comportement négligé et peu commercial avec les visiteurs, coups de fils personnels, clients traités comme du bétail… On est bien loin de l'image idyllique du cast member américain censé représenter le top au niveau référentiel de service.

Enfin, l'immensité du domaine (environ 11 000 hectares, soit quasiment la surface de Paris), rend difficile, si l'on n'a pas de voiture, toute exploration des alentours. Surtout que Disney n'incite pas du tout à quitter le “château” ! Le fait de vivre en circuit fermé peut être parfois étouffant si comme moi on aime bien sortir des sentiers battus et voir autre chose. Les parcs français et japonais ont sur ce point un avantage non négligeable : celui d'être reliés à des centres de vie majeurs grâce à des systèmes de transport performants.

Le prochain billet sera consacré à la vie dans le resort.

Posté par meteor75 à 19:11 - 9. Ailleurs dans le monde - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


lundi 26 mars 2007

Cast members, the Japanese way

Après la Californie, un article sur le Japon ! L'année dernière, j'ai profité d'un séjour au pays du Soleil Levant pour faire un détour et visiter le parc Tokyo Disney Sea, le deuxième parc ouvert depuis 2001 à côté du vénérable Tokyo Disneyland. Le temps me faisant défaut, je n'avais pu visiter les deux. Le choix fut donc vite fait : autant privilégier la nouveauté avec ce parc dont tout le monde parle…

Grâce au cour du yen faible, le prix de l'admission n'était pas excessif (5500 ¥ à l'époque, soit 38 €). Cette fois-ci aucun regret de ne plus être cast member dans la mesure où je n'aurais eu droit de toute façon à aucun avantage. En effet, Tokyo Disney n'appartient pas à Disney. Le domaine est la propriété de l'Oriental Land Company, dont l'actionnariat est composé de différentes entreprises privées, qui détient les droits d'exploitation de la license Disney.

Revenons-en à ce parc. Dédié à tout ce qui se rapporte aux mythes et légendes de la mer, Tokyo Disney Sea est un parc tout simplement extraordinaire et d'une beauté remarquable. L'aménagement, le design, les attractions… chaque thème est revisité avec un souci du détail extrême. On y retrouve plusieurs attractions déjà connues dans les autres parcs Disney, mais la majorité d'entre elles sont des créations exclusives pour ce parc. Il y a même un clone de notre Indiana Jones et le Temple du péril, rebaptisé ici Raging Spirit, la licence Indiana Jones étant déjà utilisée pour Indiana Jones and the temple of the Crystal Skull, attraction elle-même clone d'Indiana Jones and the temple of the Forbidden Eye en Californie. Deux attractions époustouflantes qui vous font véritablement vivre le film et qui n'ont rien, mais alors rien à voir avec notre grand huit.

Le Mont Prométhée, emblême de Tokyo Disney SeaQuand on voit le haut niveau de qualité porté par Tokyo Disney Sea, on remarque aussitôt les errements de la maison-mère lorsqu'elle avait lancé des parcs comme Walt Disney Studios à Paris et Disney's California Adventure. Construits avec des budgets "étudiés" (pour ne pas dire au rabais), ces parcs ont longtemps soufferts d'un manque d'âme. Les visiteurs ne s'y sont pas trompés, et aujourd'hui, les erreurs sont en cours de réparation et les développements à venir semblent plutôt prometteurs pour apporter cette touche de magie qui sont la signature des parcs Disney.

Mais le but de cet article n'est pas de faire les louanges de ce parc japonais ou de vous en faire une visite guidée. D'autres sites ou blogs en parlent déjà très bien.

Ce qui est intéressant d'analyser est la façon de travailler des cast members. Bien entendu, on retrouve le sourire et la gentillesse auxquelles nous sommes en droit d'attendre. Mais ce qui frappe d'entrée, c'est le nombre de cast members. Les problèmes d'effectifs semblent être une inconnue ici (ceux qui ont travaillé à Paris savent ce que c'est que de faire le pied de grue bloqué dans une position pendant une heure en plein hiver, faute de personnel suffisant pour la relève).

Dans une attraction, vous avez presque l'impression que les cast members vous suivent dans la file d'attente. Et encore, si ce n'était que ça... En fait on vous parle tout le temps : on vous explique en quoi consiste l'attraction, on vous rappelle à qui elle est déconseillée, on vous indique comment se grouper, on vous précise d'attacher sa ceinture, on vous demande de vérifier qu'elle est attachée, on vous prie de sortir par tel côté, etc. Et ce genre de conseils en tout genre n'est pas spécifique à Tokyo Disney. Partout au Japon dans les lieux publics, on vous cause, on vous raconte tout ce qui se passe, bref, on prend (un peu trop) soin de vous ! Quand on n'y est pas habitué, cela peut vite devenir insupportable.

La place semble ainsi peu limitée à l'improvisation, les cast members suivant à la lettre les consignes dispensées lors de leur formation avec une attitude pour chaque situation. Et si un imprévu se passe, et bien soit le type d'imprévu est… prévu et répertorié dans la liste et donc il suffit de suivre le manuel, soit ce n'est pas prévu et ça peut être la panique si le chef n'est pas là…

Et cette sensation d'organisation minutieuse où tout est réglé comme du papier à musique est confirmée avec cette anecdote qui nous est arrivée dans un des restaurants. Nous avions repéré un self-service intéressant et dès l'entrée, une employée nous explique qu'il y a deux possibilités : prendre la formule 5 plats pour un prix fixe, ou bien à la carte. Si l'on prenait la formule, on nous donnait une serviette mauve et dans l'autre cas, une serviette blanche. Nous optons pour la formule et l'on nous remet donc cette serviette colorée. Nous avançons avec notre plateau et manifestement, la place était un peu exiguë pour faire tenir cinq articles sur le plateau. J'enlève donc le pain de mon assiette et mets celle-ci sous une autre pour gagner de la place. Arrivé à la caisse, la charmante cast member compte le nombre d'assiettes et n'en voit que quatre alors que j'avais une serviette mauve ! Aïe… aurais-je perturbé une mécanique si bien huilée avec mon innocence de touriste ? Il a fallut quand même quelques secondes pour qu'elle réalise que j'avais bien cinq items et que tout allait bien !

Parce que vous êtes sages et que vous vous demandez sans doute à quoi ressemble ce parc, vous pouvez jeter un œil à ma sélection de photos en suivant ce lien :
> L'album photos

Posté par meteor75 à 23:49 - 9. Ailleurs dans le monde - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 18 février 2007

Accueil royal outre-Atlantique

Je reviens tout juste d'un petit voyage sur la côte ouest américaine où j'en ai bien entendu profité pour retourner faire un tour au parc Disneyland original et son petit frère du nom de Disney's California Adventure. Ce deuxième parc, ouvert en 2001, a pour thème… la Californie ! J'y ai pu notamment expérimenter la fameuse Tour de la Terreur qui arrive à nos Walt Disney Studios d'ici fin 2007, début 2008.

Tower of Terror, Disney's California Adventure

Bref, ce petit séjour m'a fait penser à une anecdote que je ne vous avais pas encore racontée. Comme vous le savez, cela fait quelques années que je ne fais plus partie de la grande maison Mickey, mais cela ne m'empêche pas d'y retourner de temps en temps. Et il y a bien un avantage que je regrette, c'était la faculté que nous offrait le statut de cast member de pouvoir accéder gratuitement aux parcs Disney américains ! L'inverse était bien entendu réciproque, les cast members américains ayant accès au parc français.

J'ai pu en profiter une ou deux fois à l'époque pour visiter le parc Disneyland d'Anaheim en Californie (d'où je vous avais ramené la photo du chat Figaro, cf lien en fin d'article). L'accueil était grandiose : dès l'arrivée au parking, les cast members locaux, en voyant notre carte professionnelle française, nous avaient donné un passe pour nous permettre de nous garer au plus près du parc au lieu du parking général. Dans les restaurants ou dans les boutiques, tout le personnel défilait pour venir discuter avec nous et nous poser des tas de questions sur les particularités de notre parc, nous offrir de petits cadeaux… bref, on avait l'impression d'être un VIP (alors que le salaire moyen d'un cast member n'a vraiment rien de princier).

Un bien bel avantage qui m'aurait été utile lors de ce dernier voyage ! L'entrée à un parc coûte ici 63$, soit près de 50€ et un billet passe-partout pour les deux parcs : 83$, soit environ 65€. Pour mémoire, à Paris, les prix sont respectivement de 44€ et 54€. Par chance, j'ai profité d'une promotion spéciale avec un billet trois jours à 129$.

De quoi tordre le cou à quelques idées reçues comme quoi le parc français était le plus cher (dans la catégorie parcs Disney) !

Précédent article relaté
> Une belle histoire entre la Californie et Paris

Posté par meteor75 à 01:38 - 9. Ailleurs dans le monde - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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