Ça alors, un nouvel article ! Un an sans donner de nouvelles, sans avoir raconté la suite de l'aventure floridienne ou remonté en surface quelques vieilles anecdotes “disneyennes”... Mais que s'est-il passé depuis ? Et bien, ma carrière professionnelle a connu une certaine ascension avec une charge de travail qui m'a fait mettre de côté l'écriture de ce blog. Sans oublier que cela fera bientôt déjà onze ans que j'ai quitté la souris aux grandes oreilles ! Les souvenirs commencent à remonter bien loin...

Toutefois, ce qui m'a poussé à reprendre la plume c'est la disparition de Michael Jackson qui n'a laissé quasiment personne indifférent, surtout lorsque l'on a tous grandi au rythme de sa musique.

L'affiche originale de l'attractionAu sommet de sa gloire dans les années quatre-vingts, il était également l'une des vedettes des parcs Disney au travers d'une attraction où il était le héros principal. Cette attraction, c'était Captain Eo, film en 3D conçu en 1986, dirigé par Francis Ford Coppola et produit par George Lucas. Installée à Epcot, Disneyland, Tokyo Disneyland et bien sûr Disneyland Paris, l'attraction était révolutionnaire pour une époque où la technologie numérique était encore inexistante.

Deux titres majeurs de l'artiste pouvaient être entendus dans ce space opera d'une quinzaine de minutes : “We are here to change the world” et “Another part of me”. L'inconvénient des attractions de type cinématographique, c'est leur rapide obsolescence. Le film devenant inexorablement vieillissant et daté, l'attraction fut fermée quelques années plus tard dans chacun des parcs. À Paris, le clap de fin retentit en 1998 pour céder la place un an plus tard à Chérie, j'ai rétréci le public.

Michael Jackson est, vous le savez, un grand fan des parcs d'attraction, au point qu'il construisit son propre mini-parc sur sa propriété ! Il adorait notamment Disneyland et en particulier Disneyland Paris. Bien que je n'ai travaillé trois ans chez Disney, je serais bien incapable de compter précisément le nombre de ses visites tellement on avait l'impression qu'il en était un résident permanent !

Cela dit, le voir ou l'apercevoir était beaucoup plus rare. Très généralement, le management, lors du briefing matinal nous prévenait que Michael était à l'hôtel Disneyland. Au début, on est toujours très excité, mais la rengaine a vite transformé cette information en banalité blasée !

Ses visites pouvaient être ostensibles ou discrètes. Lorsqu'il avait besoin de se faire voir, il visitait le parc en journée, toujours accompagné de son groupe ou d'une ribambelle de gamins, sans oublier la demi-douzaine de gardes du corps et les cadres de direction de Disney !

Lorsqu'il faisait les attractions, il fallait laisser vides les navettes précédentes et suivantes. Ainsi par exemple, lorsqu'il voulait embarquer à bord des bateaux de It's a small world, le public était temporairement bloqué et l'on faisait partir quelques bateaux sans voyageurs avant et après le sien pour éviter toute proximité avec le public pour assurer la sécurité et la quiétude de la vedette, de ses invités et de son staff.

En revanche, quand il voulait être tranquille, c'était de nuit qu'il participait aux attractions. Les équipes de la maintenance et les quelques volontaires qui avaient accepté de faire des heures supplémentaires prenaient la relève pour accueillir cet hôte si particulier et faire fonctionner les attractions.

Il faut dire que sa popularité déchaînait les hystéries. Le comportement des fans est parfois hallucinant ! Il fallait les voir guetter une apparition à la fenêtre de sa suite... En tout cas, il drainait toujours une foule impressionnante. Lorsque le personnage du Captain Eo apparaissait à l'écran, il n'était pas rare d'entendre le public faire des “ah” et des “oh” tout en l'applaudissant !

Ses visites furent ensuite plus rares lorsqu'il eut ses ennuis de santé et ses démêlés avec la justice américaine.

Michael Jackson aura marqué toute notre génération. Il aura également marqué l'histoire des parcs Disney en prêtant son talent afin d'enchanter petits et grands.

Ciao l'ami. Les cast members redoutaient parfois ta venue, mais on t'aimait bien !

PS : je ne garantis pas que d'autres articles suivront pour réactiver ce blog, mais j'en étudie la possibilité...